Pythagore

Pythagore

Pythagore (lien avec le tarot et ses origines)

 

 

 

Pythagore est un mathématicien grec de la fin du 6è siècle avant J.-C. (vers 580 av JC, vers 504). Né dans l'île de Samos (voir une carte), il fit un long séjour en Egypte et en Chaldée où il étudia les constellations et la carte du ciel, et partit ensuite fonder une école proche d'une secte à Crotone, dans le sud de l'actuelle Italie.

On connaissait la propriété de Pythagore "Dans un triangle rectangle, le carré de l'hypothénuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés." bien avant cette époque. On a en effet découvert des tablettes d'argile gravées par les Babyloniens, probablement vers 1800 av J-C, donnant les longueurs des côtés de 15 triangles rectangles différents.

Il se fixa vers 530 av JC à Crotone (Grande-Grèce), dans la maison de Milon, le fameux atlète. Il y fonda  une école philosophique, sorte de communauté où, après une préparation purificatrice, les disciples, soumis à des règles de vie très austères, étaient initiés aux "grands mystères", dont l'enseignement, à l'aide de symboles, devait être tenu secret. Il enseignait, dit-on, que "tous les êtres de la nature peuvent être symbolisés par des nombres", que "les nombres sont les éléments de toutes choses" et que "le monde entier n'est qu'harmonie et arithmétique". Il considérait donc le "nombre", c'est-à-dire "l'harmonie", comme le principe de tout. Et enfin, il admettait la métempsychose, c'est-à-dire le passage de l'âme, après la mort, du corps qu'elle avait animé, dans celui d'un autre être, conception qui rattache son école au druidisme et au brahamanisme. Selon certains auteurs anciens, Pythagore serait allé en Inde et chez les Celtes. D'autres, au contraire, disent que les druides auraient été initiés par un de ses disciples. Plus près de nous, dans la philosophie maçonnique, on distingue deux courants, l'un que les théoriciens font remonter à Salomon et l'autre qu'ils font remonter à Pythagore.

Les Grecs ont excellé dans les domaines des mathématiques et surtout de la géométrie. Ils ont connu l'astronomie pour la navigation, les lois de la pesanteur et celles de la répartition des charges pour les édifices. Mais ils ont surtout fortifié et élargi ces connaissances techniques par des théories et des principes généraux sur la nature et la matière, de l'espace et du mouvement, qui furent l'objet des mathématiques et particulièrement de la géométrie. Nous avons l'exemple de Pythagore, par exemple, qui a jeté les bases de la musique en découvrant l'équation des longueurs des cordes destinées à produire une gamme de sept notes.

Platon devait tout son savoir en mathématiques aux écrits des Pythagoriciens, les disciples du philosophe Pythagore donc. Ce dernier avait élaboré des systèmes  mathématiques et spéculé sur la signification mystique des nombres. Il en était venu à penser que le monde reposait sur des rapports numériques. Ces idées furent empruntés par Platon, qui les fit entrer dans sa philosophie personnelle.

 

 

 

 

 

 

 

Sources : http://www.bibmath.net/bios/index.php3?action=affiche&quoi=pythagore, Dictionnaire encyclopédique Quillet, La Grèce antique de C. M. Bowra (les EditionsTime-Life Books)

 

 

Commentaires (1)

1. Étirév Anwen (site web) 24/02/2018

Bonjour,
Permettez quelques mots sur Pythagore. Merci.
LA LÉGENDE DE PYTHAGORE.
Les fables inventées sur la prétendue vie d'un homme appelé Pythagore n'ont aucune réalité.
Ernest Havet dit : « Rien de plus connu que ce nom, rien de moins connu que l'homme lui-même » (Le Christianisme, t. I, p. 30).
Et ailleurs (p. 28), il dit : « Je ne considère Thalès, Pythagore, que comme des noms représentatifs d'un système scientifique. » Ce qui n'empêche que les auteurs classiques modernes feront de Pythagore un personnage historique et lui inventeront une biographie.
Voici ce qu'on enseigne à la jeunesse crédule :
« Pythagore, né à Samos (569-470), était fils de Mnésarque ; il fit un long séjour en Egypte et à Babylone, où il fut instruit par un mage célèbre que l'on croit être Zoroastre lui-même (lequel n'a jamais existé). Puis il revint dans la Grande Grèce où il fonda une Ecole à Crotone. »
Tout cela est du roman édifié à la gloire de l'homme pour enfoncer dans l'esprit de la jeunesse le masculinisme moderne.
Nous trouvons encore, parmi les faits historiques, une petite aventure qui a pour but de masculiniser le nom des Pythies en en faisant un homme. On nous dit que Pythias fut condamné à mort par Denys le Tyran ; que Damon de Syracuse se porta caution du retour de son ami Pythias qui, étant condamné à mort, avait demandé à s'absenter. Pythias revint au jour marqué et Denys lui fit grâce.
Vers la fin du IIIème siècle (avant notre ère), un auteur appelé Hermippe écrivit une vie de Pythagore, dans laquelle il dit que celui-ci avait emprunté aux Juifs et aux Thraces une partie de sa doctrine, mais que, comme il n'a pas laissé d'écrits, on ne sait rien de précis sur l'enseignement donné en son nom ; on sait seulement qu'on mettait complaisamment sur son compte tout ce qui se rapprochait des idées orientales.
Il est bien évident qu'on s'est servi du prestige qui s'attachait encore à ce nom pour faire admettre les idées que les masculinistes voulaient imposer, à une époque où les femmes n'avaient plus assez de liberté pour protester. C'est ainsi que, à côté des idées féminines que nous avons trouvées dans les Vers dorés, nous trouvons dans la légende de Pythagore des idées franchement masculines ; il y a donc eu un mélange, par la suite, de deux opinions ou de deux versions touchant le célèbre Collège.
Ces idées masculines sont, d'abord, la Métempsycose, qui tient du surnaturel. Le Pythagore masculin admettait plusieurs existences successives. Il disait que la plupart des hommes perdent, en revenant à la vie, le souvenir de ces existences, mais que lui devait à une faveur des dieux de s'en ressouvenir.
Le personnage qui prétendait ainsi se placer en dehors de la Nature, n'est arrivé qu'à se placer en dehors de la raison, car on le montre faisant des miracles, ayant recours à des charmes et à des incantations, propageant des idées de mortification, la confession auriculaire, et prêchant la vie monacale et hermétique. Il prétendait qu'il savait se faire écouter des bêtes, et un jour, dit-on, il arrêta le vol d'un aigle par sa seule volonté.
Jamblique, qui a écrit son histoire (Vita Pythagorae), raconte (cap. 28) qu'il aimait se promener sur les bords du fleuve Nessus et lui récitait ses Vers dorés avec tant de charme, que le fleuve, enchanté, lui répondit, en présence même des disciples du philosophe : Salut, Pythagore ! Jamblique assure que ces paroles étaient très distinctement entendues.
Or, comme le miracle n'existe pas et que ceux qui prétendent en faire sont toujours des esprits mal équilibrés, en même temps que des orgueilleux, nous devons conclure de tout ceci que des hommes inférieurs, après avoir persécuté les Pythagoriciennes, voulurent mettre à l'avoir de leur sexe la renommée qui avait consacré la célèbre Ecole de Crotone, et c'est ainsi qu'on mit à la gloire d'un personnage imaginaire tout ce qui avait été produit dans le Collège sacré des Pythies.
Bacon, dans son Novum Organum (Aph. 65 et 71), dit de Pythagore que c'était un homme fantasque et superstitieux. En effet, s'il avait existé, tel que Jamblique nous le montre, il n'aurait été qu'un déséquilibré.
Ce qui trahit toujours les hommes quand ils imaginent des substitutions de sexes, c'est que, sans le vouloir et même sans le savoir, ils introduisent toujours la psychologie masculine dans leurs récits, et surtout dans leur morale, qui est en opposition avec la morale féminine.
C'est ainsi qu'ils vont mettre le mariage dans cette histoire alors que nous savons que les Pythagoriciennes s'opposaient formellement à l'introduction en Grèce de cette nouvelle institution. Ceux qui écrivirent la biographie de Pythagore, après que le mariage eut triomphé, nous disent que Théano était la femme, ou la fille, de ce personnage, et ils ajoutent qu'elle était sa disciple ardente ; mais comme on voulait aussi affirmer la morale masculine, on ajoutera qu'il l'avait vouée aux dieux par un voeu de virginité perpétuelle.
C'est ainsi qu'on parodie l'enseignement des Prêtresses ! On disait que, dans un excès d'enthousiasme et s'étant livré à un zèle aveugle et véhément, il traitait fort durement ses disciples et reprenait, en général, les hommes de leurs vices avec beaucoup d'aigreur ; et on ajoute : « Il arriva qu'un jour un jeune homme dont il avait dévoilé les défauts en public, et qu'il avait outragé par des reproches très amers, en conçut un tel désespoir qu'il se tua. Le philosophe ne vit pas ce malheur, dont il était cause, sans un violent chagrin : il rentra en lui-même et fit, sur cet accident, des réflexions qui lui servirent le reste de sa vie. »
Or ce ne sont pas les hommes qui ont, d'ordinaire, cette véhémence contre les vices de l'homme, ce sont les femmes !
Lienhttps://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/la-grece-antique.html
Cordialement.

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Date de dernière mise à jour : 26/08/2017

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