Hatchepsout

Hatchepsout

 

Ses titres :

Princesse héréditaire (iryt-pat) ; Épouse du Roi (hm.t-nisw.t-wr.t) ; Grande Épouse Royale sa bien aimée (mryt.f-HmT nswt wrT) ; Grande de Grâce (wr T-im3t) ; Grande de louanges (wrt-hzwt) ; Mère du Roi (mwt-niswt) ; Sœur du Roi (snt-niswt) ; Maîtresse des Deux Terres (hnwt-t3wy) ; Épouse du Dieu (HmT-nTr) ; La main de Dieu (djrt-ntr) ; Unie à la couronne blanche (khnmt-nfr-hdjt).

 

Qui suis-je ?

cartouche d'Hatchepsout     

Et comment j'en viens à ce régne ? Hatchepsout I Maâtkarê (ou Hatshepsout ou Hatshepsut ou Hatschepsut) est une Reine d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Maâtkarê siginifie Maât est le ka de Rê, c'est-à-dire qu'elle est Reine de Basse et de Haute-Egypte. Fille de Thoutmosis Ier, Hatshepsout épousa en premières noces son demi-frère Thoutmosis II, ce qui lui permit d'accéder au trône d'Egypte et, à la mort de ce dernier en 1490, de s'y maintenir pendant vingt-deux ans après en avoir écarté l'héritier légitime Thoutmosis III, son beau-fils. Hatshepsout, en égyptien "première des nobles".

Elle illustre bel et bien presque trois millénaires et demi avant, une des questions majeures de notre modernité : la reconnaissance statuaire de droit au pouvoir pour les femmes, à distinguer soigneusement de l'exercice pratique du pouvoir.

Quelles sont les dates de mon règne ? 1479/-1458 av JC, XVIIIe dynastie.

Et quel monument est ma création ? Et où se situe-t-il ?

L'engouement pour cette reine est évident. C'est justifié par le temple de Deir el-Bahri, édifié par la reine, et appelé "Djoser-djoserou", "le sacré de la sacralité", c'est-à-dire, à peu près, "le méta-sacré". Son architecte Senmout (ou Senenmout) a mûrement réfléchi à la conception de cet édifice ; son Château des millions d'années. Ce temple possède en plus de la qualité de ses reliefs, un intérêt exceptionnel de certains des thèmes repris comme l'expédition à Pount avec ses notations exotiques et la silhouette éléphantesque de la souveraine locale. De plus l'architecture, où terrasses et colonnades rivalisent d'élégance fait qu'il possède quelque chose de plus que la plupart des monuments pharaoniques : son intégration au paysage.

A la différence des autres tombeaux royaux de la XVIIIe dynastie, qui étaient taillés à même le roc dans la vallée des Rois et séparés des temples mortuaires de la vallée du Nil, le tombeau d'Hatshepsout était relié à son temple par une longue chaussée pavée.

Pourquoi ce lieu est si symbolique des croyances des Egyptiens ?

Dans l'Egypte ancienne, les impératifs symboliques l'emportaient sur les préoccupations d'esthétique environnementale. En fait, pour cette période, nul autre temple ne doit autant sont attrait à son site que celui d'Hatshepsout. Si la reine avait choisi un tel emplacement, c'est qu'il cumulait plusieurs avantages. D'une part, il devenait le point d'aboutissement de la "voie sacrée", celle suivie par la grande procession de la barque d'Amon, à l'occasion de la fête de la Vallée, un itinéraire jugé prestigieux et efficace pour la destinée funéraire de ceux dont les monuments le jalonnaient. La barque du dieu sortait du temple de Karnak, se rendait à Louqsor, puis, ayant traversé le fleuve jusqu'au site de l'actuel Médinet Habou, elle passait devant les temples funéraires des prédécesseurs d'Hatshepsout et les tombes des dignitaires, pour atteindre celui de Montouhotep Nebhepetrê, dit Montouhotep II, au sud du cirque de Deir el-Bahari.

Ce souverain de la lointaine XIe dynastie (2059-2009 av JC) était demeuré toujours très populaire à Thèbes, parce qu'il avait largement contribué à la réunification de l'Egypte sous l'égide de ladite cité. Bâtir à côté du sanctuaire jadis dressé par cet illustre ancêtre, quitte à le déposséder par là du statut privilégié de terminus de la "voie sacrée", c'était se réclamer d'un patronage prestigieux. La main invisible du destin avait donc comblé le temple de la reine en conjuguant en son site un message politique, une riche prégnance religieuse et un environnement grandiose.

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Nos sources: "Chroniques de l'Humanité" Larousse, Atlas historique, Historia Spécial Pharaons, "Dico amoureux de l'Egypte pharaonique" P. Vernus et "L'Egypte ancienne pour les nuls" F. Maruéjol et wikipédia.

Je rajoute la réponse de ARCHEOPTERIX du jeu d'Egyptis, qui me parait la plus compète possible :

Hatchepsout est reine-pharaon, la cinquième a régner de la XVIIIe dynastie de l'Égypte antique. L'orthographe la plus courante est Hatchepsout mais Hatshepsut (orthographe anglaise) existe parfois en français. On peut également trouver Hatshepsout ou Hatschepsout.

Hatchepsout est la fille de Thoutmôsis Ier et de la Grande épouse royale Ahmès (fille d'Amenhotep Ier et de la reine Ahmès-Néfertary). Son demi -frère,Thoutmôsis II, qu'elle avait épousé pour assurer la légitimité de ce dernier, monte sur le trône après le décès de son père mais, sans doute d'une santé fragile, il disparaît jeune. Manéthon l'appelle Amessis ou Amensis.

Ineni, qui fut maire de Thèbes, rapporte dans une inscription autobiographique de sa tombe que « Thoutmôsis (le second) partit pour le ciel et se mélangea aux dieux. Son fils (Thoutmôsis III, le fils de Thoutmôsis II et d'Iset, une des concubines de son père) monta à sa place sur le trône du Double Pays et régna sur le trône de celui qui l'avait engendré. »

Or, à son avènement, le nouveau roi « était encore un tout jeune enfant. C'est pourquoi sa sœur Hatchepsout (…) conduisait les affaires du pays. Les Deux Terres étaient soumises à sa volonté et la servaient. »

On situe son règne de -1479 / -1478 à -1458 / -1457.


Règne
En l'an VII de Thoutmôsis III (certains disent en l'an II), elle obtient tous les pouvoirs en se faisant couronner pharaon grâce à l'appui du haut clergé d'Amon dirigé par le grand prêtre Hapouseneb. De ce fait, l'héritier légitime se voit relégué au second plan.

Elle est désormais :
Horus femelle : Celle dont les kas sont puissants
Deux Maîtresses : Celle dont les années reverdissent (ou se renouvellent)
Horus d'or : Celle dont les apparitions sont divines
Roi de Haute et de Basse-Égypte : Maâtkarê (Maât est le ka de Rê)
Fils de Rê : Khenemet-Amon-Hatchepsout (Celle qui s'unit à Amon (ou : rejeton d'Amon), la première des nobles Dames).
Elle n'usurpe pas à proprement parler le trône, car Thoutmôsis III reste associé aux manifestations royales. Officiellement, la reine-pharaon n'est que corégente de Thoutmôsis III, mais c'est incontestablement elle qui détient la réalité du pouvoir. Pour se donner un surcroît de légitimité, elle propage le mythe de sa naissance divine. D'après une longue inscription dans son temple funéraire à Deir el-Bahari, son Château des Millions d'années, elle aurait été engendrée par le dieu Amon qui avait pris les traits de son père, Thoutmôsis Ier après ce « mariage sacré » ou théogamie, Thot la façonna sur son tour de potier et elle fut présentée à Amon qui lui promit « cette bienfaisante fonction royale dans ce pays tout entier ». D'ailleurs, du vivant déjà de Thoutmôsis Ier, elle aurait été installée sur le «trône d'Horus des vivants », c'est-à-dire couronnée, en présence de la Cour, après que l'oracle d'Amon à Karnak l'eut désignée comme roi.

Sources : Dictionnaire encyclopédique, Wikipédia et Dico amoureux de l'Egypte pharaonique de Paul Vernus.



Tête d'Hatchepsout (voir ci-dessus) (trouvée à Louxor), exposée au musée national d'Alexandrie. Après son couronnement, Hatchepsout remplace la robe fourreau et sa couronne de reine par le pagne court, le némès et la barbe postiche. Les nombreuses statues la représentant en homme attestent sa volonté d'être reconnue en tant que roi. En l'an VII, elle fait élever son temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II (-2009/-1997), dans une falaise de la montagne thébaine, à Deir el-Bahari, temple que les Égyptiens nommaient "djéser djéserou", Le saint des saints. Outre son Château des Millions d'années, elle fait construire sa tombe dans la vallée des rois près de celle de son père, et, à Karnak, le huitième pylône de même qu'une chapelle-reposoir pour la barque d'Amon, dite la Chapelle Rouge.


Cette femme énergique sut se maintenir au pouvoir pendant une quinzaine d'années, grâce à l'appui de dignitaires compétents et dévoués dont le sort était sans doute lié au sien : Pouymrê, deuxième prophète d'Amon et grand architecte le chancelier Néhésy, qui prit la tête de l'expédition vers le pays de Pount Hapouseneb, son vizir et grand prêtre d'Amon Sénènmout (ou Senmout), son favori, qui était aussi le précepteur de la princesse Néférourê.

Sénènmout, fils de Ramose et de Hatnefer, était d'origine modeste, mais son ambition et ses talents lui permirent d'accéder aux faveurs de la reine. Il devint son premier conseiller, peut-être son amant, accumulant richesses et titres : Ami unique, Serviteur de Maât, régisseur des domaines royaux, intendant des « champs et des troupeaux d'Amon », « Directeur des Deux Greniers », il fut également « Directeur de tous les travaux du roi (i. e. de la reine) » et, en tant que tel, il supervisa la construction du Château des Millions d'années, dont il fut également l'architecte.

En l'an XV, il dirigea l'expédition qui rapporta des carrières de granit d'Assouan la paire d'obélisques que la reine fit dresser à Karnak.
Après le décès de Néférourê, il tomba apparemment en disgrâce, car son nom et ses images furent martelés du vivant même d'Hatchepsout.

Selon toute vraisemblance, le règne d'Hatchepsout fut pacifique, bien qu'en l'an XII elle dût mater une rébellion nubienne au niveau de la deuxième cataracte. Même si la majorité de ses constructions en Nubie furent détruites sous ses successeurs, il subsiste quelques traces de son passage à Kasr Ibrîm et à Bouhen. La politique étrangère de la reine se caractérisait surtout par des expéditions commerciales. Ainsi, dans le Château des Millions d'années, les bas-reliefs illustrent une expédition envoyée au Pays de Pount, en l'an VIII/IX du règne : à leur retour, « les navires étaient chargés très lourdement des merveilles (...) du pays divin (...) - de l'or, de l'ivoire, du bois d'ébène, des peaux de panthère, une panthère vivante, une girafe, des parfums et des huiles de sycomore… », mais surtout de l'encens, qui était abondamment utilisée dans les cérémonies du culte. Du Liban, ses caravanes rapportaient le bois de cèdre nécessaire à la construction des bateaux une expédition vers le Sinaï permit d'exploiter les mines de cuivre et de turquoise.

En l'an XXI ou XXII du règne, deux ans après la mort ou la disgrâce de Sénènmout, Thoutmôsis III assuma seul le pouvoir et fit marteler les cartouches de la reine mystérieuse, leur substituant ceux de Thoutmôsis Ier et II ou encore les siens.


Sépulture
En 1903, l'égyptologue Howard Carter – à qui l'on doit la découverte de la tombe de Toutânkhamon en 1922 - avait mis au jour les momies de deux femmes dans la tombe KV60 de la vallée des rois à Louxor. L'une des momies se tenait dans un sarcophage tandis qu'une autre était posée simplement sur le sol de la tombe. La première momie fut identifiée comme celle de Satrê, la nourrice d'Hatchepsout. L'identité de la seconde femme demeurait jusqu'à présent inconnue. Alors que la momie de la nourrice avait été transférée au musée égyptien du Caire l'autre avait été laissée sur le sol à l'intérieur de la tombe. La spécialiste américaine des nécropoles thébaines Elisabeth Thomas (aujourd'hui décédée) avait été la première à soulever la possibilité que la momie anonyme puisse être celle de la reine elle même ce qui lui avait valu d'être vertement critiquée par d'autres spécialistes. L'argument principal de l'égyptologue était le fait que la momie avait le bras gauche replié sur la poitrine, ce qui, dans l'Égypte antique, était un geste propre aux momies royales.

Cette momie anonyme retrouvée dans le tombeau KV60 a été officiellement authentifiée par Zahi Hawass, directeur du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, le 27 juin 2007, comme étant celle de la reine Hatchepsout.

L'identification a pu être possible grâce à l'utilisation d'un scanner 3D qui a permis de découvrir un fragment de dent dans une boite à viscère (canope) portant le nom d'Hatchepsout et de trouver dans la denture de la momie anonyme, l'emplacement (le creux d'une dent brisée) d'une molaire manquante lui correspondant. Des tests ADN en cours (2007) devraient permettre de confirmer cette hypothèse. Grâce au CT-scan, une technique d'imagerie permettant une recomposition du corps en trois dimensions, les archéologues ont précisé qu'il s'agissait d'une femme d'une cinquantaine d'années, obèse, et probablement morte d'un cancer des os.

La Reine faisant l’offrande de l’encens à Amon-Rê devant une des ses statues divinisées, ornant un des reposoirs de la barque d’Amon.

Si les historiens du XIXe siècle, déroutés par cette présence féminine, lui ont reproché son manque d’entrain belliqueux, il faut reconnaître que le pays ne fut nullement menacé sur ses frontières asiatiques. En Nubie, au contraire, l’influence égyptienne se fait sentir de façon durable au-delà de la troisième cataracte. L’œuvre d’Hatchepsout, se situe dans la continuité de l’œuvre de ses devanciers. Les premiers souverains de la dynastie, prenant la tête d’un pays appauvri, se sont particulièrement attachés à restaurer les sanctuaires des Thébains et de leurs alliés. Hatchepsout profite de l’abondance récente que les conquêtes asiatiques ont apporté au pays pour poursuivre cette OEuvre de restauration et s’intéresser à des fondations jusqu’alors totalement délaissées. Forte de cette tradition qu’elle détourne à son profit, elle se montre comme un des souverains ayant participé à la reconquête effective du pays. Le texte de restauration du Spéos Artémidos la présente comme celle qui a bouté les Hyksôs hors d’égypte.

La barque sacrée du dieu Amon mené vers le quai embarcadère lors de la « Belle fête de la vallée ». Bloc de la chapelle rouge

Cette restauration est un mot d’ordre de son règne. Se référant sans cesse à l’ombre puissante de son père Thoutmôsis Ier, Hatchepsout, tout en dérogeant à l’ordre traditionnel, semble être habitée par la recherche d’un retour à un équilibre, fondé sur une référence à l’ordre primordial (cosmogonie). En ces termes, son point de comparaison est le Moyen Empire et le classicisme qui est en l’émanation. Le retour au classicisme est marqué par des choix concrets tels que celui dont procède le monument construit dans le cirque de Deir el-Bahari, lieu déjà élu par Montouhotep II. Le temple de Millions d’Années de la reine, tout en s’inspirant fortement du passé, est extrêmement novateur quant à sa conception. Responsable théorique de l’expulsion des envahisseurs étrangers, elle est aussi l’instigatrice de l’expulsion des dernières scories de la Deuxième Période Intermédiaire dans l’art et l’écriture.

Bien qu’unificatrice, Hatchepsout, souveraine thébaine, appuie sa légitimité sur l’assentiment du dieu dynastique en passe de devenir dieu d’Empire, Amon. Elle magnifie son temple à Karnak en y apportant des transformations dont on a encore aujourd’hui du mal à estimer à la fois l’importance et le caractère novateur. Elle y érige un reposoir de barque en quartzite (la célèbre Chapelle rouge), deux paires d’obélisques ; elle met aussi en valeur le temple de Montou et l’allée processionnelle vers Louqsor.

Son œuvre, considérable, disparaît sous une approche faite de polémiques en tous genres. Ajoutons que notre connaissance de la royauté égyptienne est encore trop imparfaite pour porter un jugement impartial sur cet épisode hors du commun de la XVIIIe Dynastie. Si la mémoire d’Hatchepsout a été entretenue par ses successeurs, les travaux les plus récents ont démontré que Thoutmôsis III ne donna l’ordre d’écraser ses bas-reliefs et de dissimuler ses monuments que dix années après la mort de la reine et sa prise de pouvoir effective. Il est évident aujourd’hui que cette vengeance ou cette revanche aux yeux de certains, procède d’un choix politique et non d’une réaction épidermique du souverain, d’âge mur quand il monte sur le trône. Il s’agissait de masquer un précédent susceptible de nuire à l’idéologie royale et, par conséquent, de déranger l’ordre établi, préconisé par le respect de Maât.

Une attention soutenue démontre aussi que les martelages sauvages de ses images et de ses noms portent le plus souvent la marque des premiers souverains ramessides. Une extraction roturière récente les poussait sans doute à se conduire en arbitres de la royauté traditionnelle. Les transformations engagées par Hatchepsout dans son propre intérêt ou dans le cadre d’une réflexion politique et religieuse, devaient être beaucoup plus profondes qu’il n’y paraît. C’est en vertu de son action réformatrice quelque peu révolutionnaire plutôt qu’en tant qu’usurpatrice, qu’Hatchepsout a failli sombrer dans les oubliettes de l’Histoire. Cette damnatio memoriae, menée au nom d’un ordre établi qu’elle avait sans doute cherché à renforcer en le menant sur la voie du changement, lui a au contraire ouvert les portes d’une célébrité certaine.

 

En juillet 2007, a été retrouvée et identifiée sa momie. Hatshepsout a un visage.

 

 

 

La momie de la reine Hatshepsout a été retrouvée dans les sous-sols du musée du Caire. Zahi Hawass a confirmé l'information. Une analyse ADN a permis à une équipe internationale d'identifier cette momie décLa momie de la reine Hatshepsout a été retrouvée dans les sous-sols ouverte il y a plus d'un siècle. La tombe d'Hatshepsout (KV20) a été découverte par le Français Belzoni en 1824, puis redécouverte par Carter en 1903. Mais, à l'intérieur, ne se trouvaient que deux sarcophages vides : l’un au nom de Touthmosis Ier et l’autre au nom d'Hatshepsout.
Dans une autre tombe* (KV60), Carter avait par la suite découvert deux momies. L’une d’elles, mesurant 1m50, reposait dans un sarcophage de 2m13. Cette momie fut attribuée à la nourrice d'Hatshepsout et transportée au musée du Caire. L’autre momie, de sexe féminin, présentait une pose royale, le bras sur la poitrine, mais non identifiée, elle resta sur place. Plusieurs égyptologues (Elizabeth Thomas notamment, maintenant décédée) avaient émis l’hypothèse qu’il s’agissait d’Hatshepsout, sans pour autant en apporter la preuve. Il y a deux mois, cette momie fut transportée au musée du Caire pour analyse.
Lors de l'analyse de la momie, on remarqua qu'elle avait une dent cassée. Or, la partie manquante de la dent avait été retrouvée auparavant à l'intérieur d'un vase funéraire canope frappé du nom d'Hatshepsout dans le temple Deir el-Bahari. L'analyse ADN de la molaire a confirmé qu'il s'agissait de la même dent.

 

 

 

 

 

 

Dentition d'Hatchepsout

 

 

La momie identifiée comme étant Hatshepsout est celle d'une femme obèse, morte à l'âge d'une cinquantaine d'années, qui souffrait probablement de diabète et d'un cancer du foie, selon M. Hawass. De l'ADN d'os prélevé sur la hanche et le fémur de la momie a été comparé à des échantillons provenant de la grand-mère d'Hatshepsout, Amos Nefreteri. L'analyse se poursuit, mais les résultats préliminaires sont très encourageants. Pour conforter les résultats ADN, on a eu recours au CT-scan, une technique d'imagerie numérique qui permet de recomposer le corps en trois dimensions pour rapprocher les traits de la momie d'Hatshepsout de ceux d'autres membres de sa famille.

 

Toute l'étude a été financée par la chaîne de télévision Discovery Channel, qui doit diffuser un documentaire exclusif sur le sujet ce mois de juillet 2007.

* Le fait que l'ont ait retrouvé la momie d'Hatshepsout dans une tombe qui n'est pas la sienne peut s'expliquer par le fait que les prêtres aient voulu préserver la momie (en la déplaçant) de ceux qui se sont acharnés à faire disparaître toutes les traces de la pharaonne.

 

 

 

 

 

Momie retrouvée d'Hatchepsout

 


Momie d'Hatchepsout retrouvée telle quelle sur le sol de la tombe KV60

 

 

Petit plus : Des théories de spécialistes pour lui attribuer trois enfants! à voire de plus près!

 

Néferourê qui naît en l'an 10/11 du règne de Thoutmôsis II. Elle a peut-être été l’épouse de son demi-frère Thoutmôsis III. Cette théorie est fondée sur deux inscriptions où le nom de la Grande Épouse Royale de ce dernier, Satiâh (ou Sitiah ou Sit-aoh ou Sit-Iah ou Sat-Iah) a été remplacé par celui de Néferourê. Une des inscriptions est associée au titre Grande Épouse Royale (hnw.t ms.wt wrt), l'autre avec celui d'Épouse du Dieu Amon (hmt-ntr-imn). Néferourê aura comme tuteur (Père nourricier) Ahmosé Pen-Nekhbet, l'ancien tuteur de sa mère, puis comme précepteur et tuteur Sénènmout (ou Senmout) qui sera aussi premier conseiller de la Reine.

 

Néferoubity, que quelques spécialistes, comme Thomas Schneider, donnent comme une deuxième fille possible avec Thoutmôsis II, mais nous n'avons pas de véritable preuve de son existence. Il y a peut-être confusion avec sa sœur.

 

L'égyptologue Christiane Desroches Noblecourt prétend que la Reine eut un enfant avec Sénènmout, un fils au nom de Maiherpéra (ou Maïherpra), mais aucun indice ne vient confirmer cette affirmation.

 

   Il lui a été aussi longtemps attribuée une fille au nom de Méritrê-Hatchepsout (ou parfois Hatchepsout-Meryet-Ra) qui fut une des épouses de Thoutmôsis III. On sait aujourd'hui que cette Princesse était la fille de Dame Houy dont la statue se trouve au British Museum (EA 1280), et qui portait de nombreux nobles titres. 

 (Cette source vient de là : http://www.antikforever.com )

 

 

 

 

 

 

 

 Sources : Dictionnaire encyclopédique, Wikipédia et Dico amoureux de l'Egypte pharaonique de Paul Vernus. et le site internet http://labalancedes2terres.free.fr/ ; site internet http://jfbradu.free.fr/egypte.



 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 17/11/2011

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